Pourquoi s'impliquer
Selon Ève Christian, co-fondatrice de La Guignolée de Dr
Julien
Petite, j'ai été gâtée par la vie et surtout par mes parents et
mon entourage.

J'ai pu reproduire la pareille auprès de mes enfants. En plus de
ne jamais manquer à manger ou à s'habiller, ils pratiquent
plusieurs activités: sport, musique, danse. Des pièces de théâtre,
des concerts de musique, des parties de hockey professionnel et des
spectacles de danse, ils en voient, plus qu'à leur tour.
C'est peut-être pour toutes ces raisons que la cause du Dr
Julien est tant venue me toucher. La première fois que j'ai
rencontré Gilles Julien, que j'ai visité l'AED, son centre dans le
quartier Hochelaga-Maisonneuve, j'ai vu des locaux bien organisés
et remplis d'objets pour occuper positivement des enfants, bien
sûr, mais aussi, des gens généreux, affairés autour d'enfants
souriants. Des enfants qui n'ont pas du tout des vêtements griffés
ni un I-Pod aux oreilles, mais des enfants qui semblaient heureux,
qui s'amusaient. Comme si les problèmes qu'ils avaient en eux et
autour d'eux s'étaient évanouis pour quelques moments.
J'ai appris à connaitre ce qu'est cette branche de la médecine
appelée "pédiatrie sociale". Sa priorité : soutenir les jeunes et
leur famille, aider les enfants à avoir une vie agréable. Être là
pour les aider lorsqu'ils sont dans le besoin, et ce, à plusieurs
niveaux: médical, bien sûr, mais aussi en matière juridique,
scolaire, académique, loisirs, etc.
Je me suis impliquée auprès d'eux en fondant, avec des amis, une
petite guignolée, celle devenue aujourd'hui La Guignolée du Dr
Julien. Plusieurs mois de préparation et des dizaines de personnes,
pour la plupart des bénévoles, sont maintenant nécessaires au bon
fonctionnement de cette Guignolée, elle, qui avait débuté avec
moins de cinq personnes, il y a 7 ans. Une fois cette journée de
guignolée terminée, nous sommes tous vidés, gelés, courbaturés,
mais tellement heureux d'avoir travaillé unis dans le même but:
amasser des fonds pour illuminer d'un sourire des visages
d'enfants. Ils ont droit à une vie de jeunes, sans problème, sans
grand souci et ont le devoir de s'amuser et de rire... avant
d'arriver dans le monde des grands qui est si souvent rempli de
contradictions et d'épreuves. Mais de grâce, laissons-les grandir
dans le bonheur; y'a rien de mieux pour s'outiller dans la vie.
Ève Christian