Contrer l’épidémie silencieuse des stress toxiques sur les enfants

Au Canada, 22,2% des enfants vivent en situation de pauvreté et 36% des enfants de 5 ans provenant de milieux défavorisés sont vulnérables dans au moins un domaine de développement (social, cognitif et langagier, physique, affectif, habiletés de communication).

Les données scientifiques ont démontré que les expériences d’adversité vécues dans l’enfance comme la pauvreté et la violence entre autres, ont des impacts importants sur la santé et augmentent significativement le risque de développer à l’âge adulte des maladies mentales et cardio-vasculaires, des dépendances, de l’obésité, etc. Ainsi, l’espérance de vie entre quartier « pauvre » et « riche » peut varier jusqu’à atteindre un écart de 21 ans. De plus, la production de cortisol engendrée par le stress toxique affecte le développement et l’architecture du cerveau du jeune enfant : au Canada, 27% des enfants sont vulnérables dans au moins un domaine du développement (social, cognitif et langagier, physique, affectif, habiletés de communication) avant leur entrée en première année. Dans les milieux défavorisés, cette proportion atteint 36%. Malgré l’association bien documentée entre pauvreté et stress toxique, 22,2% des enfants canadiens vivent toujours en situation de pauvreté ce qui représente environ 1,2 million de jeunes.

  • Par cet appel à l’action, nous voulons que les enfants vivant en situation de vulnérabilité aient accès à des services de santé globale et de qualité permettant le développement de leur plein potentiel, et que ces services soient dispensés dans le respect de leurs droits et de leur dignité.
  • Par cet appel à l’action, nous voulons que comme pour toutes épidémies, l’épidémie du stress toxique sur le développement des enfants soit reconnue et nommée comme telle, que son impact soit identifié comme un trouble de développement post-stress toxique et qu’un plan d’action concerté soit mis de l’avant à l’échelle du pays.
  • Par cet appel à l’action, nous interpellons les responsables politiques et gouvernementaux pour que le développement du plein potentiel de l’enfant soit une priorité nationale, quelle que soit sa situation économique, culturelle ou sociale.
  • Par cet appel à l’action, nous rassemblons les cliniciens, professionnels, intervenants, membres de la communauté et enfants pour déployer collaborativement des services de santé globale accessibles et cohérents, basés sur les besoins et les droits de l’enfant.

Pour ceux qui désirent signer la pétition, nous vous invitons à consulter le site ICI: